Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

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Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Gear 2nd le Lun 20 Fév - 22:47

Bonsoir à tous !

Les textes du concours dont vous pouvez retrouver le brief en cliquant ici me sont parvenus en bonne et due forme, and I can't wait to share them with all of you.

Votez pour votre texte préféré, vous pouvez également commenter les textes entre spoilers, ce qui est toujours sympa pour les auteurs qui ont pris le temps de nous concocter de belles histoires Smile

Les votes seront clos le 28 Février à 21h, où sera annoncé le grand gagnant / la grande gagnante du concours littéraire des 10 ans de Manga Info qui recevra une récompense spéciale.

Encore merci à nos auteurs, et bonne lecture à tous balade

Texte 1:
Le dîner terminé, la coutume voulait que l’amphitryon raconte une histoire. Sous l’éclat vacillant des mèches presque consumées le comte M. prenait plaisir à conter. Les bourgeoises, pendues à ses lèvres, écoutaient le maître de maison avec avidité tandis que leurs époux, désintéressés, riaient entre eux. Le vieil homme débuta son récit « Mesdames, cette anecdote me vient de mon grand-père et je puis vous assurer qu’il n’était pas homme à mentir ; il me la dit d’ailleurs sur son lit de mort, comme pour expirer le cœur paisible après s’être libéré d’un mal porté depuis de trop longues années. J’étais assis à ses côtés lorsqu’il entama son histoire ; sa voix rendue faible par la souffrance retrouva, le temps de sa narration, son timbre d’antan et ses joues grises, celles des malades et des morts, s’animèrent d’une flamme vive. »

Sans doute ne le sais-tu pas puisque depuis cette époque je porte en horreur les rivières, fleuves, lacs et tous les autres lieux bordés d'eau, mais durant ma jeunesse je connus l’amour de la mer. Je partais en bateau, longtemps, ma solitude en guise de compagnie et pour seule musique le bruit des vagues s'écrasant contre la coque. J'aimais m'allonger sur le pont et contempler un ciel plus bleu que l'onde sur laquelle je naviguais, jamais entaché d'aucun nuage d'écume ni bouleversé d'aucune houle. Quand certains ressentent, pour ouvrir un livre, le besoin ou l'envie d'être confortablement installés près d'un feu de bois, d'autres recherchent la tranquillité d'une clairière pour s'étendre dans l'herbe grasse ; je préférais découvrir les mots en étant pris entre ces deux étendues d'azur, n'arrêtant ma lecture qu'au coucher du soleil. Un soir pourtant, alors que l'astre brûlant tombait lentement vers la Terre je vis au loin les ténèbres s'avancer. Je crus tout d'abord à un étrange phénomène, la coexistence du jour et de la nuit, mais je compris bien vite qu'il s'agissait d'un prodige plus mystérieux encore. Une nuée noire arrivait sur moi, des grondements semblables à des milliers de tambours marquant sa course. Des foyers de lumière crépitaient çà et là tandis que la foudre déchirait l'horizon et partait se perdre dans l'immensité des flots, comme attirée. Je me retrouvai quelques instants plus tard au cœur de cette obscurité terrible. La mort est un concept qui ne m'effraye pas, c'est dans ma position actuelle que je dis ceci, peu de choses me font en réalité peur, pourtant ce soir-là je sentis ma peau se resserrer autour de mes os comme si elle s'apprêtait à être arrachée, je crus, durant une seconde, mon âme  dévorée et ma chair anéantie. Cette seconde, il faudrait parler d'une fraction de seconde pour être plus juste, fut la plus effroyable de ma vie. Je ne voyais rien, mon corps était balloté de tous côtés par le déchaînement soudain des vagues quand tout d’un coup un éclair vint s'abattre devant moi, dans l'eau, illuminant la mer. C'est à ce moment que je la vis. Cette ombre gigantesque qui passait sous mon bateau. Je pensai tout d'abord à une baleine mais je compris vite qu'il s'agissait d'autre chose, quoi ? je ne le sus jamais néanmoins je suis persuadé que cet être vit encore, qu'il a toujours vécu et vivra toujours. C'est pour ne pas le rencontrer à nouveau que je me suis juré de ne jamais retourner à l'eau. Après son passage tout était terminé, les nuages noirs continuèrent leur route, suivant leur sombre émissaire, et je pus admirer le paysage laissé par ce spectre noir. L'onde, éclairée par la lumière blanche de la lune, était complètement invisible, recouverte par une couche d'écailles, de poissons morts. Des poissons morts à perte de vue.

Les femmes hurlèrent lorsque les bougies s’éteignirent brusquement, les hommes s’étaient peu à peu arrêtés et écoutaient, terrifiés. « Mon grand-père s’est éteint après avoir terminé son histoire. Je n’ai jamais douté de sa parole et ne suis plus retourné à la mer depuis. »

Texte 2:

P.


On dit que la parole et d’argent, mais que le silence est d’or. Elle, elle le trouvait surtout très sombre le silence. Et également très froid. Seul le bruit de ses talons résonnait dans cette demeure qu’était la sienne. Ici, le temps n’existait pas. Il était comme, suspendu. Elle préférait ce terme à « arrêté » ou encore « stoppé », qui paraissaient plus durs et violents.
Depuis sa naissance, solitude et ennui rythmaient le cours de ses journées et ses nuits. Mais quelle différence entre le jour et la nuit vous dira-t-elle ? Ce monde, où elle est enchaînée est tellement éloigné de l’étoile brûlante et lumineuse appelée Soleil, qu’elle ne l’a vu que dans les vieux livres d’une de ses bibliothèques poussiéreuses.

La jeune femme soupira avant de décider prendre l’air. Elle poussa les deux grandes portes faites de métal afin de sortir de son immense demeure. Il faisait froid. Ses poils se hérissaient sur ses bras nus, mais elle n’était plus capable de ressentir le gel. Elle continua à avancer en direction de son jardin. Il était d’une extrême beauté : d’une extrême et sombre beauté. Ce côté obscur lui déplaisait fortement. Les buissons qui encadraient l’allée centrale étaient parfaitement taillés, mais d’un vert olive très foncé. En vérité, la terre de son pays n’était fertile que pour certaines plantes. Elle avait déjà essayé de faire pousser des roses aux couleurs écarlates, de jolis coquelicots ou encore des tournesols, ces fleurs à lumière. Malheureusement pour elle, il n’y avait que deux espèces qui possédaient la capacité de pousser sans encombre : la rose mauve et le chrysanthème blanc. Elle se résolvait à dire que le cette dernière apportait un peu de couleur au paysage, malgré sa signification.

Elle se retourna pour faire face à sa demeure. Un énorme château dont les murs gris et imposants semblaient conter une histoire familiale. Il s’agissait d’une forteresse assez ancienne, avec des toitures en briques aubergines, où le ciel cendré se reflétait. De nombreuses fenêtres rectangulaires perçaient cette façade. En y repensant, la jeune fille eu un fin sourire car en dépit de ces embrasures abondantes, il n’y avait pas pour autant plus de luminosité dans sa demeure.
L’intérieur n’était guère plus accueillant. Poussière, tapis rouge devenu rose chaud et vieux meubles en acajou décoraient le château. Quelques bibelots par-ci par là, et de nombreux miroirs filmés d’une couche grisâtre comblaient le manque d’ornement de la bâtisse.
L’entrée quant à elle était totalement vide, juste comblée par des piliers servant à maintenir le plafond et un immense tableau accroché juste au dessus de la cheminée, qu’elle avait fait recouvrir d’un drap noir.

« Sa vue m’est insupportable. » Avait-elle rétorqué ce jour là.

Autrefois cette demeure était bien plus vivante. Vivante par des hurlements, hurlements d’humains qui souhaitent se repentir de leurs péchés passés. Hurlements d’humains qui refusaient de l’affronter en face, elle. La jeune fille leva la tête vers le ciel. Au final, elle n’a jamais voulu se battre contre eux, ces hommes et femmes qui se retrouvaient chez elle, de par leurs actes. Un beau jour, elle décida de ne plus être accompagnée et de vivre seule. Elle congédia tous ces domestiques après les avoir remercié pour tant d’années de bons et loyaux services. Tous respectèrent sa décision sauf sept. La femme accepta à une condition : leur ultime discrétion. C’est ainsi qu’elle commença son existence dans ce silence infini.

« Asmodeus ? »

Une femme aux atouts prononcés apparut en un nuage de fumée sombre. Elle portait une robe longue, fendue jusqu’à mi-cuisse qui laissait dévoiler sa peau mate. De longs cheveux décolorés tombaient parfaitement sur sa chute de reins, et ses yeux sombres fixaient le visage de notre héroïne avec une certaine malice. La blonde s’agenouilla, le nez vers le sol et attendit la requête de sa maîtresse.

« Regardes ce côté du jardin. Ne le trouves-tu pas moins bien entretenu que le reste ? Il faudrait à nouveau tailler les haies, et balayer devant les plates bandes. »
« Certainement, Maîtresse. Cela sera fait selon vos désirs. » Répondit ladite Asmodeus.

La jeune femme continua sa marche en direction de l’étang qui se trouvait un peu plus en arrière du château. Elle aimait se reposer là-bas, le bruit du vent mouvant l’eau stagnante lui permettait de s’évader de sa prison maussade. Elle s’allongea sur l’herbe olive avant de fermer les yeux, la brise déplaçant sa frange sombre et laissant apparaître son front blanc porcelaine. On disait d’elle qu’elle possédait une beauté intemporelle. Elle n’était pas très grande, mais possédait néanmoins un corps assez élancé. Sa taille de guêpe lui permettait de tout porter. Seulement elle ne voulait qu’une robe : toujours la même. Longue, très longue, noire avec de légers reflets violets. Elle laissait dévoiler seulement le début de ses bras grâce à ses fines bretelles, mais ces derniers étaient coupés par de longs gants de la même couleur. Comme seul accessoire elle n’avait qu’un ras de cou décoré d’une étoile. Elle était simple, tout comme ses cheveux lisses, tombant en un carré ordonné. Sa frange terminait sa coiffure, bien que durcissant son visage d’ange, elle se préférait avec.

En fermant les yeux, elle s’imaginait la vie de ses confrères et consœurs chacun dans leur pays, leur monde.  Elle entendait des rires, et elle allait même jusqu’à ressentir la chaleur de leurs cœurs. Soudain, un bruit inhabituel la sorti de sa rêverie. Après un clapotis, elle n’ouvrit pas de suite ses yeux. Seulement, un deuxième, puis un troisième vinrent à ses oreilles et fit bondir la jeune fille. Elle fronça les sourcils en direction de l’étang avant d’écarquiller les yeux. Entre temps deux hommes apparurent du sol. L’un était aussi blanc que la jeune fille, cheveux noirs gominés à l’arrière et visage creusé par des cernes gris. L’autre était plus grand et musclé, et ses cheveux indisciplinés retombaient sur ses yeux verts perçants.

« Maîtresse, que ce passe-t-il ?! » Aboya le dernier homme.
« Incroyable… »

La jeune femme était totalement soufflée. Les deux mâles s’approchèrent avant d’être surpris à leur tour. Sous leurs yeux, nageait élégamment un poisson. Il était long, et d’une pureté incontestable avec ses écailles blanches et scintillantes. Il était de forme allongée et ondulait gracieusement. Ses nageoires ressemblaient à un tissu blanc nacré et d’une douceur intense. Seule sa tête ; son front pour être précis était tapissé d’écailles rougeâtres cassant totalement la blancheur de son corps. L’animal ne semblait pas égaré dans l’eau sombre du lac et le fait d’être seul n’avait pas l’air de l’inquiéter. Il semblait libre. Et c’est ce que la jeune femme admirait à travers ce poisson. Les deux autres hommes eurent un sourire commun et l’un d’eux –celui avec les cheveux en bataille- s’avança et déclara :

« Il lui faut un prénom, Maîtresse. »

La jeune femme hésita longuement, comme si elle avait peur de le nommer. Après deux minutes, elle leva la tête et jeta un regard déterminé au poisson.

« P. »

Les deux hommes ne comprirent pas la décision de leur supérieure, mais ne se posèrent pas de question. La jeune fille demanda au dénommé Belphégor –l’homme cerné- de lui trouver de la nourriture. Elle décida qu’elle s’occuperait de lui, et qu’elle irait le voir chaque jour. Le fait de voir un autre être vivant qu’elle et ses sept serviteurs dans ce monde l’enchantait. Même si ce n’était qu’un vulgaire poisson, la solitude ; sa solitude touchait à sa fin. Cela marquait le début d’une nouvelle ère. Elle tourna les talons et rebroussa chemin vers le château, en pensant déjà à la nouvelle journée qui l’attendait avec son nouveau compagnon. Un bon nombre d’idées germaient dans l’esprit de la demoiselle. Manger à ses côtés ? Non. Encore mieux, lui lire une histoire. Un grand sourire naissait sur son visage de poupée. Belphégor et son collègue Satan, rejoints par Asmodeus qui n’était pas loin étaient heureux. Heureux de revoir une risette de leur maîtresse, chose qu’ils n’avaient pas vu depuis des décennies.

P. comme Poisson…

Le lendemain, après le déjeuner, la jeune femme décida de retourner à l’étang dans le jardin. Elle avait minutieusement  inspecté la veille chaque recoin de la bibliothèque principale de la grande bâtisse avant de choisir au final son ouvrage préféré : « Soleil capitale de l’univers ». Elle adorait ce livre. Il contait la vie sur cette étoile chaude, décrivait leurs habitants bronzés, souriants et toujours de bon cœur. Le temps était à la fête sans cesse, l’architecture y était totalement différente de ce qu’elle a toujours connu. On raconte que ce concentré de bonne humeur et de chaleur suffirait à éclairer un univers entier. Malheureusement, elle se situait trop loin de cet astre lumineux pour pouvoir en bénéficier. La lecture était devenue un moyen d’évasion pour ce brin de femme. Elle en avait terriblement besoin, elle qui n’a connu que cris de souffrance et silence mortel.
Même si l’animal rencontré hier ne parlait pas, elle avait le sentiment qu’elle l’écouterait. Après tout, lui et elle étaient coincés dans le même monde.
Elle emprunta alors le même chemin que la veille. Heureuse à l’idée d’entendre à nouveau ces clapotis vivants, elle se hâta et coupa par la pelouse. En arrivant devant l’étang, elle chercha le poisson du regard mais ne le trouva pas de suite. Soudain, elle lâcha son ouvrage qui tomba lourdement au sol. Ses yeux brillaient et elle n’arrivait plus à refermer sa bouche.

« P. comme poisson… » Susurra-t-elle, figée par un rictus mélangeant colère et tristesse.

Un nouvel homme surgit de derrière elle. Il était très carré d’épaules et se tenait droit. Impeccablement coiffé et vêtu d’un costume trois pièces tiré à quatre épingles, il observa la demoiselle avant de jeter son regard vers l’étang, ou plus précisément en son centre, dans lequel flottait le petit corps sans vie du poisson.

« P. comme Pluton, Maîtresse. » Rectifia l’homme.
« Pourquoi ? Pourquoi suis-je condamné à cette solitude ?» La jeune fille leva la tête et fixa de ses yeux tristes l’homme.
« C’est votre devoir. Un poisson aussi gros soit-il, n’est pas capable de survivre aux enfers. Sauf votre plus grand respect, je ne sais même pas comment il a fait pour atterrir ici de son vivant. Les seuls vivants que l’on accueille en notre monde sont les pires crapules de la Terre qui n’ont jamais voulu se repentir de leurs péchés. Ils viennent vous affronter, vous et votre faux alors qu’ils savent pertinemment que c’est vous qui les jugez. » Il marqua une pause, parfaitement conscient que ses paroles étaient toujours dures à encaisser pour la jeune fille.  « Vous êtes Pluton, la déesse des Enfers et de la mort. Le seul point commun que vous aviez avec ce poisson était cette lettre : P. Mais vous saviez assurément que votre existence était incompatible avec la vie de ce poisson. »

Après ça, Pluton demanda à l’homme de faire une sépulture correcte à l’animal. Elle reprit son livre et rentra au château. Elle claqua les portes métalliques de l’entrée dans un bruit sourd et murmura :

« Puisqu’il en est ainsi… »

Elle tendit le bras droit en avant et une grande faux apparue dans un nuage de fumée noire. Sa longue lame brillait et scintillait malgré sa couleur sombre et ses taches rouges parsemées de manière inégale. Ces gouttes de sang n’étaient hélas pas les dernières qu’elle allait rencontrer.  Elle savait que son éternelle vie était solitude et chagrin. Lucifer lui avait bien fait comprendre. Il était temps qu’elle se ressaisisse. Une personne de son rang n’avait en aucun cas le droit à une baisse de moral et une remise en question pareille. Son regard devint dur et froid. A nouveau prête à affronter les cris et les pleurs de ces imbéciles d’humains pêcheurs. L’ennui, aussi mortel soit-il, ne peut venir à bout d’un Dieu car ce dernier est invulnérable. Elle serra son emprise sur sa faux avant de lancer un :

« Au travail. »

Texte 3:

Musique : https://www.youtube.com/watch?v=P7ipjEOdceM

La poisscaille du 80 zetrei

Go Tinder si tu veux pêcher du thon,
Parce qu’ici on préfère la baston,
Tu crois qu’on a envie d’aller sur Mars ?
Frère calme toi on est au tierquar.

Manga Info c’est vraiment trop la street,
Ici ouais sonneper ne côtoie les truites,
Mec matte tes nageoires de maquereau,
T’es toujours là à faire ton b2o.

Bien sûr ça nous arrive d’être tendres,
Pour charmer les kokoro d’nos sœurs sandres,
Ouais nous on aime la moule d’eau douce,
hé madmoazel lashe tn num et 1 pouce.

Les vrais toujours là à lutter contre les blobfish,
Ces tre-trai on les veut même pas en sandwich,
Tu t’crois dans Harry Potter,  Mullus Barbatus ?
Avec ton nom tu fais même peur à Vénus.

On est trop des cailleras tu l’auras compris,
T’as osé toucher à la clique de MI,
Résultat ça fait dix ans que tu es ici,
Dans le 80 zetrei du manga, izi.

________

Texte 4:

Léviathan…
Ou la Déliquescence des Âmes Envieuses






Scène I : L’ivresse des rêveurs


(Une belle femme, âgée d’une quarantaine d’années, est étendue dans un lit à baldaquin, aux épais coussins et aux draps de satin. Entièrement nue, elle dévore du regard un jeune homme au teint halé, puissamment bâti, qui fait mine de se rhabiller.)

Reine :
Vil démon, de quel droit as-tu osé,
Du bout de tes lèvres envenimées,
Emplir mon être de cet odieux poison,
Ce feu liquide, cette vive passion… ?
Serpent, de tes crochets, je me languis…
Encore une fois, viens, et ravive l’incendie !

Valet :
Ô Dame de mon cœur, Lune de mes nuits…
A vos pieds je me jette, soumis et servile,
Priant la clémence, redoutant l’exil,
Epargnez mon souffle, mon cœur, je vous en supplie !

Reine :
Vermine désirable, encore un mot,
Et demain, ta bouche baisera le billot !
Cesse donc de lutter, esclave sans défense.
Je le sais : tu n’es qu’indolence, indécence.
Incube… Ce vide béant que tu laisses,
Viens donc le combler, de toute ta jeunesse !

Valet :
Comment résister à l’appel de vos charmes ?
A la seule vue de vos courbes voluptueuse,
De l’opulence de votre poitrine somptueuse,
Je ne puis que, vaincu, déposer les armes…

(D’un geste aussi vif que précis, la Reine s’empare du bras de son amant, qu’elle attire à nouveau dans ses bras… et dans ses draps.)

Reine :
Ah, comme je rêve de te posséder ainsi,
Chaque jour, chaque nuit, chaque instant de ma vie…
Terribles chaînes que celles du mariage,
Odieuse camisole, je souffre, j’enrage…

Valet :
Peine que je partage, ma douce beauté…
Je maudis encore le jour où je prononçai ces vœux,
Devant l’autel croulant de ce méprisable dieu.
De mon épouse, je brûle d’être libéré…

Reine :
Ah, l’ivresse des rêveurs, ce vin délicat…
Mais n’oublie jamais, mon amour interdit,
Qu’il arrive parfois que les rêves prennent vie.
Mon vieux roi se meurt, imminent est son trépas.

Valet :
Hélas, un terrible obstacle demeure,
Ma femme, si jeune, il n’est point son heure…

Reine :
Mon bel étalon, si fort, si puissant…
Fais ce qui ce doit être fait.

Valet :
Je… Je ne puis…
Trop faible je suis !

Reine :
Mon valet adoré, sois plus confiant.
Fais ce qui doit être fait.

(Le Valet se vêtit en hâte et quitte la pièce précipitamment, empruntant un passage secret dissimulé derrière un meuble imposant.)





Scène II : Cruel est le destin


(Enfin seule, la Reine fait mander une servante pour être rhabillée. Une fois cela fait, elle chasse la jeune femme et se dirige vers un cabinet dérobé où trône une imposante table de travail. Glissant plus qu’elle ne marche, la noble dame s’approche d’un petit flacon de verre, qu’elle effleure du bout des doigts.)

Reine :
Cruel est le destin… Tant d’années je connus la joie,
Le bonheur et l’amour, dans les bras de mon beau Roi.
Cruel est le destin… Laisser pénétrer dans ma vie,
Ce sombre serpent des sables, ce valet exquis.
Jour et nuit, il habite mes pensées,
Ce bel étranger aux cheveux de jais.
Ses yeux persans, son regard ombragé,
Son torse puissant et son teint halé.
Ah… Encore maintenant je soupire,
A l’évocation de ce souvenir…
Cette longue et brutale étreinte,
Entre les hautes haies du labyrinthe.

(La Reine sursaute soudainement alors qu’une cloche sonne dans le lointain. Brutalement ramenée à la réalité, la noble dame s’empare de la fiole.)

Reine :
Oh, il est l’heure pour mon royal mari,
De prendre le remède à sa maladie.
Ce délicat breuvage de mort qu’il adore.
Mon présent pour le roi que désormais j’abhorre.
Si fort que j’ai pu l’aimer,
Le désirer, le posséder…
Il n’est désormais plus qu’une entrave…
Un vieil obstacle que, sans faillir, je brave !





Scène III : Ephémère est la douleur


(Croulant sous les couvertures, enfoncé dans un gigantesque lit, un vieux roi agonise. La Reine se précipite à son chevet, feignant l’inquiétude. Lorsqu’il remarque enfin sa présence, son regard s’illumine et il semble reprendre vie.)

Roi :
Oh… Ma Dame… Enfin vous voilà…
Ce mal insidieux, atroce affliction…
Je vous en supplie, sauvez moi…
La potion… Je dois boire la potion…

Reine :
Amour de ma vie, la voici : buvez !
Il ne vous reste plus que quelques jours,
Avant que le mal ne meure pour toujours…
Cette épreuve ne saurait vous achever !

Roi :
Je… vous aime et je vous… croie… ma Chérie,
Mais, dites-moi, d’où vient cette souffrance ?
Quel crime ai-je commis ? Pourquoi suis-je puni ?
Ah, et elle grandit encore… La souffrance.
Je me meurs c’est cela ? Je dépéris ?
Ah… Ah… Ah… Mais pourquoi tant de souffrance ?

Reine :
Laissez le remède agir, cœur de mon cœur.
En votre sein, une terrible guerre fait rage.
Le mal sera bientôt vaincu par le breuvage.
N’ayez crainte, éphémère est la douleur…  

Roi :
Non, elle dure et elle empire ! Aaaaaah…
C’est la fin, il est l’heure, je meurs ce soir…
Vite… Mon dernier fils… Je dois le voir…
Aaaaah… Cette souffrance… Aaaaaaah !

Reine :
Il arrive… Je vous laisse seuls, mon Roi.
Il n’est pas mon fils, il voudra parler sans moi.





Scène IV : Partout, partout, les démons !


Roi :
Mon fils, tu es là… Mon dernier enfant…
Longue fut ma vie, fertile ma semence.
Trois filles et cinq garçons. Mes huit enfants...
Sept d’entre eux condamnés au silence.
Mon fils, mon plus jeune et dernier enfant…
Un démon a maudit ma descendance.
Je t’en prie, venge-les, venge mes enfants !
Trouve le serpent, tue cette vile engeance !

Prince :
Père, je vous aime… Mais je crains que la maladie n’ait eu raison de votre esprit.
Vos lèvres s’agitent follement, vos yeux roulent avec démence.
Votre cœur s’agite comme un forcené… Ah, je souffre de vous voir ainsi.
Mais ce qui me peine le plus… c’est de vous voir invoquer la malfaisance.

Roi :
Non ! Mon fils, je t’en conjure,
Ouvre les yeux, vois l’impur !
Partout, partout, les démons !
Les monstres et les démons !
Cet homme à la peau sombre,
Cet être au regard d’ombre,
Ton ami, ton valet,
C’est lui, c’est lui le serpent !
Je le sais, je le sais,
Perfide et vil serpent !

Prince :
Je vous en prie, cessez de parler, père… Vos inepties me blessent.
Plus tranchants que des épées, vos mots transpercent mon cœur.
Vous n’êtes plus qu’un vieux fou, parangon de faiblesse.
Vous osez insulter mon ami ? Ce valet est mon plus fidèle protecteur…

Roi :
OH ! La reine, c’est elle !
C’est elle la maladie !
Cette femme cruelle,
A empoisonné ma vie !
Ah tous les démons, je les vois !
Ils volent et rient autour de moi !

Prince :
Je ne puis en supporter davantage… Adieu, Père.
Je prierais pour que votre âme échappe à l’Enfer.





Scène V : Le sang a coulé, des vies ont été prises


(Aux heures les plus noires de la nuit, les énormes portes de l’église St-Thomas, perché sur la colline surplombant la capitale royale, s’ouvrent avec fracas. Le vent hurle avec force, réveillant l’unique prêtre habitant l’édifice. Rapidement, le vent semble se muer en voix désincarnées. Un chœur nocturne terrifiant.)

Prêtre :
Quel est ce bruit ? Ces voix ? Serait-ce… un chant ?
Ciel ! Qui donc a poussé les lourds battants,
De l’immaculée Maison du Tout-Puissant ?
Oh non, pitié ! Tout plutôt que cela…
Par tous les saints, ils seront bientôt là !

Chœur Nocturne :
Oui, nous arrivons... Depuis les limbes obscurs,
Les catacombes impies, les sous-bois maudits.
Tremble… Oui, tremble… Homme pieu, homme de Dieu.
Prie ! Prie ! De tes supplications, nous n’avons cure.
Ton dieu sourd et aveugle, faible et démuni,
Pleure et hurle en Enfer, des épées dans les yeux.

Prêtre :
Mensonges ! Le bon Père me protège !
Ce sol sacré, vous ne pouvez fouler !
Futiles sont tous vos sortilèges…
Mon église restera inviolée.

Chœur Nocturne :
Le sang a coulé, des vies ont été prises.
Bientôt seront libres, les mille démons d’Isz.
Par le Rituel des Dix Sacrifices…
Le plus grand de tous les Maléfices !





Scène VI : Effrayant ce qu’un homme fait…


(Le lendemain, non loin de la colline de St-Thomas, se promène gaiement un jeune couple. Main dans la main, ils se couvent du regard et s’échangent quelques tendres baisers.)

Jeune épouse :
Ah, mon amour, quelle joie que de te voir,
Quelle joie que de marcher à tes côtés.
Douce promenade, belle journée,
Ce soleil d’été, porteur d’espoir…

Valet :
Un espoir, ma mie ? Quelle est cette nouvelle,
Que tu brûles de m’annoncer, ma belle ?

Jeune épouse :
Ne vois-tu donc pas mon ventre s’arrondir ?
Ma poitrine gorgée du lait de la vie ?
Mariés pour le meilleur et pour le pire,
Du meilleur nous avons été bénis.

Valet :
Oh mon amour, de joie pleure mon cœur !
Laisse-moi t’enlacer, laisse-moi le toucher,
Ce petit être pur, mon héritier,
Cet éclatant symbole de bonheur.
Viens-donc, femme de mes jours et mes nuits,
Par-delà les prés, en pleine forêt,
Existe une clairière, l’endroit parfait,
Pour célébrer l’amour jusqu’à minuit.

Jeune épouse :
Comme je t’aime, mon beau valet...
Jusqu’en Enfer je te suivrais.

Valet :
Tes mots m’emplissent d’une telle joie,
Que je ne puis la décrire par des mots.

(Le couple traverse champs et prés, pour s’enfoncer dans une épaisse forêt. Près d’une heure durant, ils progressent lentement au travers des fourrés et bosquets, pour enfin atteindre une magnifique clairière, baignée de soleil, où coule un ruisseau à l’onde pure. Un délicat tapis de mousse, émeraude, recouvre le sol, tandis que de sublimes fleurs multicolores poussent aux pieds d’arbres centenaires. Des heures durant, ils chantent, dansent, s’enlacent et s’unissent.
Sous le regard de la lune, ronde comme le ventre plein d’une femme enceinte, le Valet se relève, nu. Dans son dos, son épouse repose sur le côté en tenue d’Eve, les yeux clos.)


Valet :
Elle arrive, elle arrive enfin, l’heure de ma gloire.
Le huitième sacrifice est pour ce soir,
Avec seulement les étoiles pour le voir.
Effrayant, ce qu’un homme fait pour le pouvoir…
Le sang a coulé, tant de vies ont été prises !
Bientôt seront libres les mille démons d’Isz.
Et dument récompensé bientôt je serais…
Sur ces terres, des siècles durant je règnerais.
Des appétits lubriques de la truie royale,
De son vorace désir, de sa faim bestiale,
Enfin je serais libéré, oui, délivré.
Utile elle fut, impossible de le nier,
Tant de secrets elle me conta sur l’oreiller…
Les faiblesses et les maux des royaux héritiers,
Les portes dérobées et passages secrets,
Ce qui me permit de tous les sacrifier…
Un couteau dans le noir, excessive saignée,
Une pendaison, une p*te vérolée,
Un accident de chasse, une chute dans les douves,
Un mauvais champignon, l’attaque d’une louve.
Eternelle affamée, lascive reine obscène,
Tueuse de roi, amoureuse et malsaine.
Un pion utile que cette femme si vile,
D’un coup de rein elle était mienne… Si facile.

Jeune épouse :
Mon amour, quelles sont ces atrocités,
Ces terribles aveux que vous proférez ?

Valet :
Oh, mon épouse, ne dormais-tu pas ?
Dommage pour toi… Car ce soir en Enfer je te jette !

(Le Valet se jette sur son épouse, ses mains puissantes se refermant autour de son cou. L’espace de quelques secondes, la pauvre femme se débat en criant… Avant de plonger dans le silence éternel. Alors, un chant impie s’élève vers la lune.)





Scène VII :  Au diable les convenances


(Le lendemain, au château du Roi, la Reine et son amant se rencontrent dans la salle de bal, alors dépeuplée.)

Reine :
Mon roi est mort, ton épouse disparue,
Les obstacles à notre amour, surmontés,
Notre union enfin nous pouvons clamer,
Par-delà les toits, dans toutes les rues.

Valet :
Je vous en prie, à genoux s’il le faut, votre Grâce,
Le deuil nous devons encore porter, hélas…

Reine :
Au diable les convenances, mon plaisir…
Est tel que je ne puis le contenir !
Epouse moi maintenant ! Prends moi… pour femme.
Dénude-toi, fais honneur à ta dame !

Valet :
Cœur de mon cœur, j’implore votre patience,
Il est trop tôt, nous risquons encor les soupçons…
Attendre nous devons, avec prudence et méfiance,
Avant que publique ne soit notre passion.

Reine :
Mais…
Ah et voilà mon beau-fils qui approche,
La frustration me ronge et m’écorche !

(Rageusement, la reine veuve s’éloigne vers un mur, actionne un mécanisme caché et disparait derrière une porte dérobée… Le Valet remet rapidement de l’ordre dans sa tenue, quelque peu dérangée par la Reine).





Scène VIII : Ce soir enfin...


Valet :
Toutes mes condoléances, mon Prin… non, mon Roi.
La mort de votre père m’emplit de tristesse.
Prodigieux conquérant, monarque juste et droit.
Le monde entier regrettera son Altesse.

Prince :
Je ne suis pas encore le Roi, le Couronnement n’as pas encore eu lieu.
Pour l’heure, je pleure la mort d’un père, d’un dirigeant exemplaire et prie pour son âme.
Hélas je déplore encore la folie qui finit par s’emparer de son esprit fiévreux…
Je n’ose pas te raconter les horreurs qu’il proféra, plus acérées que des lames.

Valet :
Impossible, je ne puis croire pareille chose !
Un tel homme, consumé par la démence ?
Non, je refuse de croire à cette névrose.
Mon ami, pardonnerez-vous ma défiance ?

Prince :
Moi-même je refuse encore d’admettre ce que j’ai pourtant bien entendu…
Dans son délire, il vous a accusé de la mort de mes frères et sœurs.
Selon lui, c’est le poison de sa nouvelle reine, infertile, qui l’aurait perdu.
Tout était devenu complot à ses yeux, j’en ai bien peur.

(A ces mots, un grand sourire étire les lèvres du Valet. Il se redresse de toute sa hauteur, dominant d'une bonne tête le Prince.)

Valet :
Oh ? Comment a-t-il pu deviner tout cela ?
Eclair de lucidité sur son lit de mort ?
Un aveu de ma complice d’assassinat ?
Peu importe… Ce soir enfin je prends mon essor.

Prince :
Mon ami ? De quelle sorte est cette farce ? Certainement pas des plus drôles…
Tu m’as sauvé la vie il y a 10 ans… N’ai-je pas été assez reconnaissant ?
Je t’ai introduit dans ma maison, t’ai donné un travail, un véritable rôle.
Pourquoi ? Pourquoi voudrais-tu me poignarder ? Tout cela est si blessant…

Valet :
Ne sois pas trop dur avec toi-même, mon ami.
Une victime de mon ambition, voilà tout.
J’ai pitié de toi, naïf, crédule et gentil.
Et maintenant tu vas mourir… A genoux !

(Abattu, le Prince s’effondre à terre. Terrifié, il ouvre la bouche pour hurler, mais constate avec horreur qu’il est incapable d’émettre le moindre son. Le Valet s’empare d’un poignard, qu’il brandit au-dessus de sa tête. Au travers d’une haute fenêtre, la Lune semble se refléter contre l’acier froid… La lame s’enfonce dans la noble gorge. D’innommables murmures maléfiques emplissent la pièce, tandis que le sang s’écoule au sol.)

Valet :
La peur tente de me saisir.
Mais je ne peux plus reculer.
Plus qu’un dernier sacrifice et…
Sera exaucé mon désir.

(A nouveau le poignard sacrificiel s’élève… Pour s’abattre, cette fois avec douceur, sur les poignets du Valet. Les veines tranchées, le sang jaillit, pour grossir la mare qui se formait déjà sur le parquet.)





Scène IX :  Par le Sang et l’Envie


(La flaque de sang se met à bouillonner, et une silhouette, ruisselante du liquide vermeil, se lève. Inhumaine, la créature ne semble pas avoir de forme définitive, changeant à chaque instant, alternant entre milles et une apparences, toutes plus horribles et les unes que les autres.)

Valet :
Ô Grand Démon, Commandant des Treize Légions,
Ô Seigneur de la Cité Infernale d’Isz,
Le sang a coulé, les dix vies ont été prises.
Par le Rituel je t’ai invoqué, Démon !
Beaucoup de sang bleu, même du sang amoureux,
Et enfin mon sang, fruit d’un acte douloureux.
Par les sacrifices j’ai ouvert le Portail,
Par le meurtre j’ai déchiré la frontière,
Celle-là même séparant la terre des Enfers…
Condamnant les hommes à la condition de bétail.

Grand Démon :
La folie humaine et son fumet délicat…
Ah les humains… Si pressés de succomber.
Dis-moi, pauvre mouton, que crois-tu faire là ?
Idiot… Espérais-tu vraiment me dominer ?

Valet :
J’ai lu les écrits anciens, étudié l’Enfer,
Et j’ai parlé avec le Prophète Dément.
J’ai communié avec cent esprits pervers,
Et consulté les Innommables Testaments.
Dévasté par tant de connaissances impies,
Mon esprit humain s’enfonça dans les abysses.
L’âme tordue. Le cerveau meurtri. Oui, fou je suis !
Mais point d’ignorance en moi, Seigneur des Supplices.
Ô Léviathan, Démon Primordial de l’Envie.
Parangon de Haine, Patron des ambitieux,
Je te connais, te vénère et te voue ma vie.
Je t’en conjure : exauce l’un de mes vœux.

Grand Démon :
Tu sais mon nom, Humain, et pourtant tu me mandes ?
Lié par l’Ancestral Contrat, la Loi du Mal,
Je me dois d’accéder à l’une de tes demandes.
Parle-moi donc de ton désir le plus primal…

Valet :
Fais de moi le Roi Immortel de ce pays.
Le sang coulera à flot, je prendrais des vies,
Innombrables sacrifices à ta gloire impie.
Transcende-moi, transforme-moi je t’en supplie…
Fais de moi le loup tapi dans la bergerie,
Un démon dans un corps d’homme, oh je t’en prie !

Grand Démon :
Haha ! Ta démence est sans limite, Humain.
Soit. Par le Sang et l’Envie, j’accepte, Humain.

(Alors que les derniers mots du Démon résonne encore dans la pièce, le cœur du Valet cesse enfin de battre. La créature de sang prend alors la forme d’un long serpent ailé, et disparait dans le ciel. Quelques instant plus tard, le corps du Prince se relève. Comme abasourdi, il titube vers un miroir et contemple son reflet. Un sourire mauvais étire ses lèvres.)





Scène X : Un long règne


(Le Valet-Roi, euphorique, quitte la pièce. Errant dans les couloirs, il croise différents serviteurs affairés. Tous s’inclinent devant lui, ignorant la terrible vérité. Ce n’était pas l’héritier légitime qu’ils avaient vu, mais une simple marionnette. Un corps princier désormais habité par l’âme maléfique d’un Valet.)

Valet-Roi :
Demain, le Couronnement.
Ah… Un long règne m’attend.
Le sang continuera de couler,
Dans la gueule de Léviathan.
Des gorges seront tranchées.
A la gloire de Léviathan.

(Un rire terrible emplit le ciel nocturne.)

Texte 5:

Musique : https://www.youtube.com/watch?v=izsjRpcgfmk

Les empyrées entremêlés.


Ses prunelles déposaient leur lueur gourmande sur les astres pour la première fois. Certes, elle avait déjà, comme toutes les enfants de son âge, orienté son regard vers le ciel pour y poursuivre les étoiles. Mais son attention n’avait jamais porté que sur le néant. Aussi loin que sa vue pouvait porter, elle se trouvait obstruée par les monolithes d’acier et de béton enserrant son existence.

Libérée de ses entraves et de la pollution lumineuse, atroce déjection produit des néons ponctuant les façades du biotope méphitique, la fillette tarissait pour la première fois sa soif d’infini. À mesure que son esprit s’infusait dans les astres, l’enfant se sentit libérée des contraintes terrestres. Elle se fit scion de la réalité qu’elle avait appelée de tout son être ; elle se fit scion d’une réalité pour laquelle elle abandonnait sa corporalité pour ne rester qu’essence.

Ses paupières se rabattirent et camouflèrent les opales scintillantes ornant ses pupilles. À cet instant, le monde de certains s’effrita jusqu’à ce qu’il n’y persistât que ruine. Mais pour l’enfant il ne s’agissait là que d’une étape, que d’un conduit vers les astres. Ses pupilles vitreuses se découvrirent à nouveau et le monde de certains recouvra sa contenance. Mais, plutôt que de voir les astres se déployer devant elle, l’enfant se trouva transportée hors du temps. Arrachée à la pesanteur, elle se trouva noyée dans une marée d’éclats et scintillements. Plutôt que du statut de témoin dont elle se serait enorgueillie, l’enfant partageait le statut des astres qu’elle admirait et qui, par moments, semblaient graviter autour d’elle.

Pendant un instant qu’elle souhaitait éternité, la fillette se laissa porter par l’apesanteur. Les bras ballants, elle laissa les astres l’effleurer cependant qu’elle dérivait vers l’infini. Elle gouta à la morsure glaciale de certaines nébuleuses, à la douce caresse des étoiles, ou encore à la poigne sévère des galaxies. Sans chercher à échapper à sa condition, malgré ses inconforts, la fillette rabattit les bras contre ses hanches dans l’espoir de stabiliser sa position.

Soudain, alors qu’elle préservait sa vue d’un quasar à l’iridescence aveuglante, son attention se détourna des poussières d’univers. Un personnage ridicule, dont l’aspect pathétique et étrangement humain jurait avec l’environnement dans lequel elle évoluait alors, se ruait vers elle à grands renforts de gesticulations aléatoires et de battements de pieds.

- Ô, ta vie fuit fille ! s’exclama l’intrus.

L’enfant, bien que le sens des mots lui échappât, fut secouée d’un frisson. À la manière de celui qu’elle jugea son poursuivant, elle brava l’apesanteur d’un crawl maladroit. Paniquée, ses prunelles s’animèrent à la recherche d’un allié. Nombreux furent ceux qui répondirent à son appel silencieux. Quand le ciel ne se résumait point encore à une voute opaque, le voyageur pouvait se fier à leurs lueurs ; les astérismes se découpèrent sur le néant. Plus que de simples points et lignes liés par la volonté de certains, les constellations dévoilaient à l’enfant toute l’intensité de leur existence.

Aussi luminescentes sous leur forme matérielle que derrière le masque des astres, les constellations se déployèrent autour de l’intruse tel un typhon salvateur. Le poisson-volant se révéla sous son aspect d’exocet ; il se révélait par intermittence, au rythme de ses battements de nageoires, fendant la brume astrale de son corps fuselé. Derrière lui, tel un poursuivant, le poisson, une coryphène, s’efforçait de maintenir son allure. Toutefois, nombre d’étoiles conservaient leur forme ignée, tout comme l’astre sélénite qui semblait s’être égaré parmi toutes ces pointes d’incandescence.

Soudain, alors que l’enfant en venait à égarer la cause de son appel, le Pégase se présenta à elle. Il hennit, la saisit au col du bout de son museau, et l’envoya sur son dos. Malgré l’apesanteur, la peur de choir enserra la conscience de l’enfant. Ses appréhensions furent prestement dissipées : la reine Cassiopée, souveraine de l’empyrée, la réceptionna et en fit sa partenaire de chevauchée.

- Ô, le vil être Orion chasse l’enfant ! s’écria Cassiopée.

Le pathétique chasseur se rapprochait. Pégase s’ébranla. Ses sabots battirent le vide sans émettre le moindre son ; ses ailes se déployèrent et, d’une poussée, il mit de la distance entre l’ennemi et ses passagères. L’homme redoubla d’effort pour les rattraper, et sans doute y serait-il parvenu si une autre constellation n’avait répondu à l’appel de l’enfant : un requin-baleine, que l’interprétation terrestre des astérismes avait erronément confiné à la seconde, se départit du camouflage que lui offraient les nébuleuses. Avec une lenteur qui ne laissait rien présager de sa force, le géant vint percuter le poursuivant. Sans un bruit, le squale le poussa jusqu’aux limites des cieux.

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de la reine Cassiopée cependant que le chasseur disparaissait à l’horizon. Elle s’estimait victorieuse, même Orion le chasseur ne pouvait lutter face à la baleine, et même s’il parvenait à se dégager de son contact, désorienté, il ne parviendrait point à les traquer. Toutefois, elle n’ordonna pas au cheval ailé de suspendre son vol pour autant.

Elle passa ses doigts fins dans les cheveux de l’enfant, puis les laissa glisser jusqu’à venir caresser sa joue. À ce contact, la fillette leva le regard vers sa bienfaitrice. La reine lui rendit son regard en souriant. L’enfant détourna son attention pour la reporter sur la fosse astrale, à la plus grande surprise de la souveraine. D’aucuns se seraient attardés sur ses traits, d’autres, obnubilés par sa beauté, contempleraient même l’opportunité de dresser un autel à sa gloire. Mais de telles considérations échappaient à une enfant, d’autant que nulle beauté ne pouvait égaler une construction d’une telle harmonie, et pourtant d’une telle dissonance.

Si l’exocet avait été la première constellation à se dévoiler à l’enfant, le modeste poisson-volant n’avait officié que comme héraut. D’entiers bancs d’exocets accompagnaient maintenant les cavaliers, ponctuant leur avancée de leurs sauts hors des brumes célestes et de leur lente chute jusqu’à ce qu’ils y disparussent. Lentement, à mesure que le galop du pégase l’éloignait de son point de départ, les bancs le dépassèrent et s’étirèrent jusqu’à ce qu’ils semblassent plus à deux fils qu’à l’habituel amas poissonneux sous la forme duquel ils se regroupaient. Les exocets formèrent une allée mouvante s’enfonçant vers les champs élyséens. Bien que rien ne l’y contraignît, mais avec l’assentiment tacite de Cassiopée, la monture emprunta la voie tracée par la modeste, mais multiple, constellation.

- Ô ma mie, dans notre astral sillage s’égarera vainement l’espérance. Ô ma vie, deçà point d’Orion, l’espoir l’animant s’éclipsera ! annonça Cassiopée avec contentement.

L’enfant ne comprit pas les paroles de la reine, comme plus tôt celles du chasseur, dont la forme confinait à la folie. Plutôt que de tenter de déchiffrer ces mots, elle préféra retourner à l’occupation ayant alimenté ses fantasmes pendant des années. Alors, pendant une seconde infinie, elle s’alimenta de la splendeur de son environnement. Elle avait tâté les astres, mais même les sensations qui l’avaient alors transpercée n’auraient su la détourner du panorama s’offrant à elle.

Les constellations ne cessaient de se manifester, la plupart sous une forme animale. Certaines assistaient simplement à son passage au galop, immobiles ; d’autres, plus enjouées, donnèrent la course au pégase sur une distance aussi longue qu’il parvenait à en soutenir l’allure ; d’autres encore semblaient la jauger, l’observer depuis des postes astraux inaccessibles à l’enfant. Tandis que l’enfant se laissait obnubiler par les astérismes réifiés, elle ne sentit pas se refermer sur elle l’étreinte de l’univers.

Une force irrésistible attirait les astres vers un point unique de la galaxie. L’univers glissait lentement ; certaines constellations luttaient contre cette emprise, d’autres se laissaient dériver, convaincues de l’inéluctabilité de leur sort.

Enfin, sentant le néant vibrer, l’enfant sortit de sa transe. Au loin, à l’extrême-aval de l’allée astrale dessinée par les exocets, un point d’une radiance terrible annonçait la fin de l’épopée onirique de la fillette. À mesure que le pégase s’approchait de la source lumineuse, la vibration secouant l’atmosphère se mua en un tremblement. L’éther paraissait instable, comme si à chacun de ses battements d’aile le pégase risquait d’en briser la coquille et de choir dans un néant véritable. Bientôt, la source du tremblement manifesta sa présence par un grondement sourd. Mais, malgré la détresse fendant le banc d’exocets, certains brisant leur formation et redoublant d’effort pour rebrousser chemin, l’enfant ne s’alarma pas. Sans doute le calme de sa bienfaitrice catalysait les quelques appréhensions pouvant s’immiscer dans son esprit ; plus certainement avait-elle accepté les émoluments de son aventure parmi les astres. Aussi, elle brava l’inconfort et pointa ses prunelles vers le blazar.

Pendant un instant, la fillette resta interdite devant ce qu’elle découvrit.

- Ô ci roi, mari, grand Céphée, dynaste illustre, accueille l’innocente ci-présentée, déclama Cassiopée quand elle fût à portée de voix de l’existence se dressant au pinacle de l’univers.

Autrefois simple astérisme, au même titre que celle qu’il avait élu comme sa reine, Céphée se présentait maintenant comme monarque et fin de l’univers. Certaines constellations l’avaient supplié de ne pas céder à la puissance qu’il avait fait sienne, d’employer le maelström d’énergie l’animant pour muer les cieux en un Élysée, un nouvel éden pour ceux que les simples mortels déifiaient autrefois, mais dont ils avaient détourné leurs vœux depuis qu’un voile de lumière effaçait leur présence. Mais le roi n’en fit jamais rien. Il savait la destination de sa force ; il savait le sort qu’il devrait réserver à ses pairs ainsi qu’à tous ceux s’invitant en son royaume : ils pensaient persister dans le néant, il les inviterait dans une dimension dont un tel terme ne suffisait à qualifier la vacuité.

L’enfant lança un regard interrogateur à celle qu’elle avait pensé sa bienfaitrice. Balayée la douceur de son visage, seule restait une expression sévère se dégageant d’un port altier. Sans daigner faire preuve de la douceur qu’elle avait feinte jusqu’alors, la complice poussa l’enfant du pégase. Elle tenta de se rattraper à l’encolure de la bête, en vain. Certes, elle parvint à affermir une prise sur les plumes de l’animal, mais ses mains glissèrent, comme si son entière réalité se trouvait soudain assaillie par l’aqueux. Elle chut.

Aussitôt, l’enfant se sentit attirée vers Cephée. Une force insurmontable se déploya, telle des filaments venant l’agripper. Aussi elle ne lutta pas ; sans doute même n’en aurait-elle point eu la force si une telle perspective l’avait un instant effleurée. L’atonie la gagna. Elle glissait, lentement, éternellement. À mesure que son corps se rapprochait du gouffre de néant, elle égara les parcelles de sa conscience définissant son être, ce qu’il avait été, ce qu’il était, ce qu’il ne serait jamais. Si l’instant pouvait s’étendre, le temps se malléer, l’éternité même ne la sauverait plus du Charybde des astres.

Mais, même face à l’inconcevable certains pouvaient se dresser. Même face à la paire régnante de l’univers un héros pouvait se manifester et, par ses actions, briser le décret par lequel ils condamnaient l’enfant. Cassiopée l’avait appelé chasseur, elle l’avait vilipendé, mais point d’Orion n’aurait donné la chasse à une enfant. Le chasseur traquait, le héros sauvait, même si pour cela il devait combattre jusqu’à la réalité l’enserrant. Banni aux confins de l’univers par une constellation ignorante de ses actes, Persée, le héros, l’homme dont l’apparence risible masquait les qualités, apparut à mi-distance de Cephée et Cassiopée.

Cassiopée siffla ; Pégase s’ébroua et fondit sur le perturbateur. Persée ne cilla point. La monture le percuta. Mais, plutôt que de le renverser, le cheval-ailé se dispersa, telle une nuée d’êtres insignifiants rompant face à un obstacle. De la fière monture il, ne restait que scintillements. De la cavalière, il ne restait qu’une reine ébranlée.

Cassiopée enragea : nul, pas même un héros accueilli au Panthéon, n’arracherait l’enfant à la destiné qu’elle lui avait assignée. Elle banda ses muscles et projeta sa paume droite vers le visage de la présence dirimante. Les doux et fins traits de la reine débonnaire se muèrent définitivement en un rictus de fureur, miroir de son essence viciée. Ses doigts claquèrent sur la joue de Persée. Ou ils l’auraient fait, s’ils n’avaient rencontré le même sort que le Pégase : le contact du héros dissipa les astérismes la composant. La reine, amputée d’un avant-bras, se replia d’un bond.

Cephée ne tarderait plus à aspirer l’existence de l’enfant, aussi Cassiopée ne devait-elle gagner que quelques instants d’infinité. Mais, comment lutter contre une existence ne contemplant point la sienne ? Comment lutter contre celui qui niait les constellations, qui n’y voyait que leur enveloppe terrestre ? Impossible. Ce constat traversa l’esprit de la reine quand Persée s’ébranla. Bien lointain le paradigme d’un héros peinant à avancer ; Persée fendait les étoiles d’un pas assuré. En désespoir de cause, Cassiopée bondit sur sa trajectoire, espérant ainsi le ralentir assez longtemps pour que Cephée fît son œuvre. Elle invectiva le héros, hurla, l’injuria. Mais aucun de ses mots ne lui parvint. Persée la traversa avec la même aisance dont il aurait fait preuve s’il avait dû lutter contre une faible brise. Cassiopée se dissipa.

Encore quelques instants et Cephée pourrait refermer son étreinte sur la fillette. Mais il ne pouvait se résoudre à une telle attente, pas quand Persée rompait l’ordre qu’il avait œuvré à établir. Aussi se ramassa-t-il sur lui-même, tel un félin, et s’élança-t-il vers sa proie. Persée pressa l’allure en réponse. Prise entre les remouds de deux existences supérieures, l’enfant s’arracha à sa torpeur et, pendant un instant de conscience fébrile, se demanda si elle n’incarnait pas Andromède pour qu’un héros tel que Persée brava les astres pour la sauver.

Cette illusion ne dura pas, car toutes furent dissipées. Persée atteignit l’enfant en premier, et son contact brisa toutes les illusions que l’asphyxie lui imposait. Point de Cephée ; point de Cassiopée ; point de Pégase ; point même de constellations ou de héros : rien d’autre que l’eau d’un aquarium et ses occupants ; rien d’autre que son père agrippant son bras avec une telle poigne qu’il aurait pu lui rompre les os. Point d’astre sélénite, seulement un poisson-lune ; point de soleil, seulement un poisson-lion ; point de Pégase, seulement des hippocampes ; point de constellations, seulement des poissons ; point d’éternité, seulement d’ultimes instants. Cassiopée ne pouvait être autre chose que sa chute, Céphée sa fin, et le blazar le fond luminescente sur lequel son père s’appuyait maintenant.

D’une impulsion, l’homme se propulsa vers la surface. L’air lui manquait, et sans doute encore plus à sa fille. Percuté par le requin-baleine, ses côtes l’élançaient, mais sans doute moins que la douleur qu’il ressentirait à voir une existence si étroitement entremêlée à la sienne s’éteindre. Plus que quelques mètres, plus que quelques brasses et battements de pieds. La surface, la vie de sa fille, plus rien d’autre n’importait ; rien d’autre n’avait jamais plus importé.

Il fendit les flots et, enfin, immergea. Il aurait pu prendre une goulée d’air, soulager ses poumons de la brûlure que l’apnée leur infligeait, mais ce confort lui coûterait les secondes que n’avait pas son enfant. Au prix d’un grand effort et d’hypoxie, il parvint à atteindre le bord du bassin. Sa conscience vacilla. Un être dont il ne parvenait point à distinguer les traits arracha son enfant à sa prise et entama des manipulations.

Le père se hissa hors de l’eau avec difficulté. Trop faible pour se relever, il s’agenouilla auprès de son enfant, haletant. La fillette rendit de l’eau pendant plusieurs minutes, son corps se convulsant à chacune des remontées. Ses yeux roulaient dans leurs orbites, à la recherche d’un point auquel s’accrocher. Par moment, ses pupilles s’immobilisaient sur le visage de son père, par d’autres sur un ciel où elle cherchait désespérément des étoiles.

Bientôt, les vomissements de la fillette se muèrent en de simples toussotements. Les halètements du père se firent silencieux. Enfin, leurs attentions se focalisèrent. L’homme veillait sur l’enfant, et l’enfant trouvait dans le ciel la quiétude qu’elle recherchait. Plus rien d’autre que cet instant ne les atteignait. Certes, ils avaient conscience des efforts se déployant autour d’eux, des cris et pleurs d’une mère et épouse, mais tout cela ne pouvait pénétrer la réalité dans laquelle ils se terraient. Leurs pupilles s’alignèrent une dernière fois, et faisant leurs âmes s’effleurèrent une dernière fois, avant que la stase les préservant ne se brisât.

Son regard vide s’immobilisa sur un empyrée obscur.
Ou peut-être s’illumina-t-il.

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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Ziefniel le Lun 20 Fév - 23:53

Bravo aux auteurs pour leurs œuvres.

Texte 1 :
Ce texte me laisse un étrange sentiment de vacuité. S'il avait été plus long, sans doute aurais-je parlé d'un manque, mais là je n'ai pas atteint ce stade. Le conte s'annonçait intéressant, mais à peine entame-t-on la lecture qu'elle s'achève déjà. La circonscription de l'oeuvre fait que l'on n'a pas le temps de s'y plonger, pas le temps d'en assimiler le cheminement.
Sinon, attention à la concordance des temps, et je ne me réfère pas ici au subjonctif imparfait, qui est ma lubie, et à la ponctuation parfois hasardeuse.

Texte 2 :
Si je devais employer un mot pour décrire ce texte, je m'abandonnerais au terme de "sibyllin". Par là je ne veux pas dire que le texte manque de clarté, mais la lecture semble se faire au travers d'un voile qu'on ne saurait aisément percer, ce qui la rend à la fois agréable et frustrante. Les phases de description sont habillement menées. Les personnages ont chacun leur rôle, mais la plupart d'entre eux semblent totalement accessoires à l'histoire. L'introduction laissait présager un rôle plus marqué pour "les sept", mais au final ils ne semblent s'affirmer que comme des éléments contredisant l'émotion véhiculée par le texte. À la lecture, j'ai songé au caractère mélancolique de l'écriture, d'autant qu'il faisait ressortir la solitude de la protagoniste, mais la présence des personnages secondaires vient contrebalancer tout cet effort d'ambiance.
Sinon, attention à la conjugaison, à la ponctuation, et à la distinction entre "ce" et "se".

Texte 3 :
Je ne sais que dire, sinon la perplexité dans laquelle m'a entraîné la lecture. Point positif, l'écriture m'a enfermé dans un schéma de lecture faisant ressortir le "wesh membre de la team skull" celé en mon fort intérieur, ce qui démontre l'efficacité de l'effet potentiellement recherché. La musique proposée jure avec la substance du "poème", ce qui est dommage pour ceux faisant l'effort de la simultanéité. Cependant, si le texte parviendrait à arracher un sourire aux quelques personnes dont il saurait susciter l'humour, sa faible longueur et la rudesse de la rédaction amenuisent son attrait.

Texte 4 :
Le meilleur des quatre textes, à mon goût. Les scènes s’enchaînent très bien. Les pointes humoristiques sont bien amenées, voire même fines. Considérant la forme de l'oeuvre, la ponctuation ne se prête aucunement à commentaire. Je déplore cependant une inconstance dans les rimes ; autant les rimes pauvres s'intègrent bien, autant les non rimes brisent l'harmonie du texte.
Quelques petites fautes se glissent dans le texte, mais, comme pour les précédents, rien de rébarbatif.

Mon vote va pour le texte 4.
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Ninarbi le Mar 21 Fév - 1:04

Je vais voter pour le texte 4.

Texte 1 : Je sais pas trop quoi dire vu que le texte est particulièrement court, sûrement que la personne qui l'a écrit était pas inspirée. (?) Après personnellement le fait qu'il soit court est un point positif, et c'est plutôt bien écrit et bien expliqué, pas prise de tête, c'était pas un effort sur-humain de te lire. (et tout le monde sait ici que je déteste lire Laughing )

Texte 2 : Bon j'ai rapidement deviné qui a écrit ça puisque y'a une faute que tu fais souvent sur la cb qui est présente au début du texte Laughing C'est un texte un peu plus original que le 1er au niveau de l'histoire, mais je trouve que c'est trop porté sur la description.

Texte 3 : le swag

Texte 4 : En fait c'est celui que j'ai préféré Laughing C'est comme le 1er : c'est pas une horreur de lire ce texte, même s'il est bien plus long. Quand j'ai commencé j'me suis dit "pu**** comment je vais faire -.-" mais en fait ça va tout seul x) C'est probablement le plus original des 5 et le mieux écrit (en particulier la première moitié)

Texte 5 : Bon je vais pas cacher que c'était le plus dur à lire, j'ai l'impression de lire un grand auteur, ce qui est sûrement pour toi un compliment (je l'espère puisque tu aimes lire et écrire). Au moins tu m'auras appris des mots, et mis le générique de Saint Seiya dans la tête Laughing Je me coucherai moins bête ce soir Very Happy. Sinon comme d'hab je suis clairement pas qualifiée pour émettre un avis pertinent pusique je suis une daube en littérature, mais sur la qualité de l'écriture et de l'orthographe c'est propre x)
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Unholyscream le Mar 21 Fév - 1:49

Bravo aux auteurs pour leurs oeuvres.

Texte 1 :
Texte joliment écrit je trouve, plusieurs tournures ont un côté très poétique. J'aime bien les phrases longues, mais certaines le sont un peu trop, ou son mal découpé. J'ai noté qu'une ou deux expression maladroites, mais cela n'a pas gêné la lecture. J'ai beaucoup aimé le fond du récit en tout, plutôt bien amené et avec une belle chute. Je le trouve quand même un peu court, au final l'élément terrifiant du texte arrive un peu vite, il y a pas ce "build-up" angoissant, ni ces indices troublant qui renforcent la peur et l'horreur. En fait je ne peux pas m'empêcher de penser à certaines nouvelles de Lovecraft en lisant ton texte (le thème d'une créature inconnue et aux pouvoirs incroyables, l'infini faiblesse de l'homme face à cette créature, le traumatisme très profond d'une telle rencontre). D'ailleurs je l'ai lu en écoutant du black metal aux ambiances Cthulhuienne, ça a peut être joué. Mais selon moi, le récit aurait gagné à être un peu plus long, pour vraiment plonger le lecteur dans une atmosphère pesante et prenante.
Mais chapeau, très belle surprise, je ne m'attendais pas à apprécier autant un texte aussi court.

Texte 2 :
Le hasard a voulu que je choisisse une OST mélancolique pour lire ce texte. Et j'ai trouvé la combinaison des deux absolument parfaite : Amnesia (Machine for Pigs) OST - Mandus
Le terme "sibyllin" employé par Zief m'apparait tout à fait juste. Dès le début de la lecture, on baigne dans un léger brouillard, que j'ai vraiment adoré. Une ambiance s'est rapidement posée, et j'ai beaucoup apprécié l'existences de quelques indices, légers (les chrysanthèmes) ou beaucoup plus francs (les noms des démons des péchés). A l'inverse de Zief, je n'ai pas trouvé que la présence de personnages secondaire nuisent à l'aspect mélancolique de l'histoire : le présence à elle seule semble renforcer le malaise de la pauvre Pluton (pourquoi ne pas utiliser le nom Perséphone d'ailleurs ?) puisqu'elle semble réellement subir sa condition, contrairement à eux. Dans l'ensemble je me suis laissé porté par le texte, dont la fin triste et pessimiste aura su me toucher. Toutefois, je dois avouer que je ne suis pas fan par la toute fin (notamment le "au travail" qui formulé ainsi avait l'air plus résolu que résigné, ce qui est un peu dommage).

Texte 3 :
Bon j'ai pas grand chose à dire, mais je dois avouer que j'me suis bien marrer, et le choix de la chanson est vraiment énorme. Laughing
Vraiment je sais pas quoi dire, les rimes sont sympa et le verlan et l'argot bien marrant. C'est pas spécialement ce que je préfère mais c'était court et bien cool !

Texte 5 :
Ce texte est un voyage à travers les étoiles, une véritable épopée stellaire et onirique à la fois. Et j'ai vraiment adoré. C'est superbement écrit... Mais un peu trop justement. Hélas, j'ai eu bien plus de mal à rentrer dans ce texte, dont les idées m'attirent énormément, en raison de la trop grande complexité du vocabulaire, et des tournures volontairement lourdes et alambiquées. C'est ton style et tu as raison de t'y accrocher, simplement tes écrits sont assez peu accessibles au final. Mais ils recèlent une richesse vraiment incroyables. Le dénouement est vraiment sublime qui plus est.

Au final j'ai vraiment beaucoup de mal à voter. Le texte 1 m'aura agréablement surpris, en abordant un thème que je chéris vraiment, avec une forme qui me plait tout autant. Le 2ème a cette aura de mystère et de solitude qui me touche particulière. Le troisième est celui que j'ai le moins aimé je dois l'avouer, étant plus sensible aux émotions négatives ; mais il m'aura bien fait rire. Et enfin le 5ème a cet aspect maitrisé, inaccessible et envoûtant qui le rend si spécial.

Je vais finalement voter pour le texte 5, mais je pense que ça n'a jamais été aussi serré, et ce dans l'excellence.
Encore bravo.
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Master of Madness le Mer 22 Fév - 22:40

Bien ouèj les gars...azer

Texte 2 :
C'est toujours intéressant de découvrir le maître des Enfers autrement que dans une représentation habituelle. Les descriptions sont vraiment bonnes, tu précises souvent les couleurs ce qui permet d'avoir une idée concrète, détaillée, de la scène. Je suis particulièrement friand du thème de la solitude mais je dois avouer ne pas comprendre le choix de laisser ces sept personnages qui n'apportent pas grand chose à l'histoire. Je souscris totalement à l'idée d'Unho d'ailleurs, le nom de Perséphone aurait été parfait, il collait véritablement à ton récit. Razz

Texte 3 :
Je vais citer Jean Rochefort : "Un freestyle ouf dingo qui enchaîne punchline sur punchline"

Texte 4 : J'ai particulièrement aimé la forme du texte, le fond aussi évidemment. Je ne sais pas comment décrire précisément mon ressenti, c'est due au vocabulaire et à l'ambiance sombre du texte. J'ai néanmoins été gêné par certains passages où le sexe est explicite, je trouvais plus intéressant quand il n'était que suggéré. Enfin, un texte magnifique pour moi.

Texte 5 :
Mon manque flagrant de vocabulaire a rendu la lecture du texte difficile, ce qui m'a empêché de l'apprécier pleinement. J'ai toutefois trouvé la chute grandiose, et le lien entre mythologie et astronomie finement tissé. J'ai pu apprendre quelques mots, je t'en remercie.

Je vote pour le texte 4 et remercie tous les auteurs pour leurs oeuvres. C'était un concours particulièrement intéressant je dois dire. Razz
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Perona Sama le Ven 24 Fév - 15:45

Texte 1 :
Perso j’aime l’idée que ce soit un texte court. C’est plutôt bien narré, et le fait de raconter un court passage, néanmoins intense de la vie de ce compte n’est pas déplaisant. Au début j’avais du mal à centrer le texte dans le thème, mais au final j’aime bien ce flou au niveau du « poisson ». Après mis à part une description du soleil j’vois pas trop les astres (ou alors j’ai rien compris Laughing).
Mais attention à la ponctuation. Il y a des phrases beaucoup trop longues, et la forme du texte ne rend pas la lecture aussi fluide qu’elle devrait être. Soit on garde ces phrases longues, mais le gros paragraphe du milieu devrait être coupé, soit on raccourcit certaines phrases.
Néanmoins, ce texte prouve qu’un court récit peut être agréable à la lecture et pas forcément un texte bâclé et fait à la dernière minute.

Texte 3 :
J’suis assez mitigée pour tout dire. Tout d’abord on est en plein dans l’originalité ça c’est clair. Pour ce qui est du thème le poisson on l’a (sous toutes ses formes) mais les astres… à part les mots Mars et Vénus posés comme ça y a rien.
Après je salue la forme de chanson du texte, génial. Des rimes pas très coordonnées des fois mais c’est un travail assez difficile à réaliser alors j’en dis pas plus. Drôle, frais, peut être un peu trop poussé pour moi.

Texte 4 :
Pfiou… J’suis vraiment admirative du travail fourni. J’ai aucun point négatif, on est totalement dans le thème, de très bonnes rimes, un format de texte original, une bonne intrigue (je pensais que la reine du début était Léviathan et en aucun cas que le valet serait le protagoniste de l’histoire). Parfait.
Je suis limite blasée de ne rien dire d'autre pour l'auteur parce que ça récompense pas le travail qu'il a fait quoi Laughing

Texte 5 :
Très beau. On passe d’un univers à un autre très brutalement et j’ai adoré. Cette cassure en rêve et réalité est vraiment bien travaillée. Cependant  le vocabulaire était beaucoup trop complexe pour moi, bas peuple que je suis Laughing
Ca a gâché la fluidité de ma lecture personnellement, en stoppant pour aller la chercher la définition de certains mots que je ne connaissais pas. C’est dommage, parce que certains passages avec un vocabulaire avancé ne m’auraient pas dérangé mais là c’est carrément la première moitié du texte…


Je vote pour le texte 4 sans trop grande hésitation car il se place vraiment au dessus des autres.
Bravo à tous les participants et encore merci de nous avoir fait rêver sur ce thème qui était vraiment inspirant.
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Cygheks le Dim 26 Fév - 23:20

J'aurais bien fait une analyse de chaque texte mais je ne sais pas quoi dire, alors je passe au vote direct :
Je vote le texte 4, c'est celui qui m'a le plus plu dans sa forme et son histoire.

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Le temps d'écoute du duel actuel est de 15 minutes, sachant que tu peux faire autre chose à côté.
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Raleygh 009 le Lun 27 Fév - 15:36

bon je commenterais les textes plus amplement ultérieurement, en attendant je viens voter avant la fin du délai.
Malgré quelques maladresses (répétitions et inconstances), je vote pour le texte 4, qui est clairement le meilleur.
Encore bravo aux auteurs
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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Gear 2nd le Lun 27 Fév - 22:29

Bravo à tous pour ces textes, on frôle vraiment l'excellence littéraire pour les dix ans de ce forum, rien n'aurait su nous faire plus plaisir Smile

Spoiler:
Texte 1 : Clairement, on est mis dans l'ambiance tout de suite. Le texte est court, mais prenant, sans fausse note et d'une remarquable justesse. Félicitations à l'auteur qui m'a bien foutu la frousse (je hais les baleines) en si peu de lignes. J'ai simplement trouvé que le thème était légèrement traité, mais c'est un détail. Beau travail !

Texte 2 : J'avoue qu'à l'instar du texte 5, j'ai eu du mal à rentrer dedans au départ. Mais une fois ceci fait je me sentais constamment aux côtés de la jeune demoiselle, à partager ses espérances et ses angoisses. La retranscription des sentiments du personnage est telle que l'on s'y croirait, c'est extrêmement bien réalisé Smile Après comme pour le texte 1, le poisson, pourtant élément important de l'histoire, m'a semblé peu en phase avec le thème, avec une insertion peu naturelle dans l'univers préalablement construit peut-être, j'ai du mal à mettre le doigt sur cette gêne ^^ Bravo pour le texte en tout cas.

Texte 3 : Je vais l'avouer, je n'ai pas vraiment aimé. Possiblement que d'autres ont accroché à ce style de texte, mais je n'ai pas réussi à me mettre dedans, désolé.

Texte 4 : Ok, on commence clairement à rentrer dans la catégorie du chef d'oeuvre ici. Vocabulaire, champs lexicaux, justesse, orthographe, maîtrise de la langue de Molière, respect parfait du second thème, que demande le peuple. Je dis un grand bravo à l'auteur(e) de ce texte qui clairement le mérite.

Texte 5 : Je vais être franc, je vais avoir beaucoup de mal à commenter ce texte. Le vocabulaire et l'histoire doivent être tellement à des années lumière de ma culture littéraire que globalement, je n'ai pas compris grand-chose à l'histoire, j'en suis désolé. Très bien écrit, rien à dire sur ce point là. Mais je n'ai pas réussi à me plonger dedans et le suivre. Un grand bravo à l'auteur pour son travail dans tous les cas Smile

Je vais, je pense, faire preuve d'originalité et voter le Texte 4 qui m'a vraiment transporté de par tout ce qui le compose.

Encore une fois, par ce que je ne l'ai pas assez dit, un grand merci ainsi qu'un grand bravo à tous nos auteur(e)s balade

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Re: Votes du Concours Littéraire - 10 ans du Forum

Message par Gear 2nd le Mer 1 Mar - 21:34

Ding Dong, la fin des votes s'étant annoncée hier, le vainqueur de ce sublime concours a été décidé balade

Voici la liste des participants, ainsi que leur texte :

Texte 1 : @Master Of Madness
Texte 2 : @Perona Sama
Texte 3 : @Ninarbi
Texte 4 : @Unholyscream
Texte 5 : @Ziefniel

Tel que vous l'aurez deviné, le gagnant est le Texte 4 au vu du nombre de votes en sa faveur. Bravo à @Unholyscream pour sa victoire et son sacre de vainqueur du concours littéraire des 10 ans du forum yeah

Un MP va lui être envoyé pour faire part de sa récompense.

Bravo et merci encore à tous les participants, 5 textes étant un nombre très satisfaisant, la qualité étant de surcroît particulièrement au rendez-vous sur ce concours Smile

Un grand merci également aux votants qui ont pris la peine de commenter les textes afin d'aider les auteurs, de les féliciter.

Bravo à tous pour ce superbe concours balade

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